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Sexe ou sexualité ?

Tout le monde sait qu’il ne s’agit pas de la même chose :

- le sexe est le genre humain, féminin ou masculin, genre défini par l’organe sexuel du corps humain appelé le sexe.

- la sexualité est l’ensemble des caractères propres à chaque sexe.  C’est aussi le comportement pour satisfaire le désir sexuel et c’est le sens qu’on lui donne le plus couramment.

Sexe et sexualité ne sont donc pas la même chose.

Alors, quelle est cette tendance à confondre ces deux termes ? Ou plus exactement à remplacer l’un par l’autre ? Car aujourd’hui, on ne parle plus de sexualité mais de sexe.

Autant dire que la sexualité est devenue le sexe et ne se réfère plus qu’à ça : réduire un comportement à un organe.

Comme si, lorsqu’on a faim, on ne disait plus « je mange » mais « bouche ».

Mais réduire un comportement dont le but originel est la procréation à un organe purement corporel, est-ce valorisant ?

Où peut bien se trouver la part du sacré, de la « magica sexualis » dans cette déformation de langage ? Et surtout, dans la personne qui utilise ce langage-là ?

Car, je regrette mais le sexe n’est pas la sexualité.

Alors, qu’est-ce qui peut bien transformer la sexualité en sexe ?

Analysons la question sur le plan astrologique.

Mars : la sexualité. Le Scorpion : les organes sexuels.

Dans un thème astral, la sexualité se révèle par Mars. Sa position en signes en secteur et ses rapports aux autres planètes nous donnerons plus d’information à ce sujet.

Le premier rapport à analyser et celui de Mars à Vénus.

Car si Mars ne symbolise que le désir sexuel, instinctif et primaire, c’est Vénus qui lui apporte le sentiment et la tendresse… ou pas.

La sexualité idéale passe par l’harmonie entre Vénus le sentiment et Mars, le désir. Que Vénus manque à l’appel et nous aurons affaire à une sexualité débridée, sans amour ni âme, uniquement fondée sur la satisfaction érotique à n’importe quel prix et, à la limite, avec n’importe

qui ou n’importe quoi.

        Seul compte alors l’acte et le soulagement de l’instinct.

Est-ce dans ce cas qu’on parle de sexe ?

Ça pourrait se justifier car, effectivement, il ne s’agit que de soulager des organes dans un « frottement d’épidermes » comme dit Rafaël Payeur.

Ce sont, par exemple, les rencontres éphémères un soir de bal où l’homme vient vous raconter après : je ne connaissais même pas son prénom ! Et la femme : je ne me souviens de rien, j’avais un peu trop bu.

Là, oui, c’est Mars dans toute sa splendeur. Un Mars brut, vulgaire, égoïste, obnubilé par son besoin hormonal qu’il veut satisfaire le plus vite possible.

Que penser alors des rapports Mars / Uranus (sexualité hors normes… ou libératrice), Mars / Pluton (sexualité destructrice… ou initiatrice) ou Mars / Lune Noire (sexualité perverse ou purificatrice).

Ou, dans l’acte sans conscience, d’un rapport Mars / Lune Noire pour le désir sexuel primaire, Mars / Lune pour l’attirance émotionnelle éphémère, Pluton mais affligé pour le côté risqué (MST), voir sordide (suivant le lieu où ça se passe). Ajoutons l’alcool ou la drogue à ça et Neptune entre en scène.

Alors se pose la question principale (que vous vous posez sûrement, je n’en doute pas) :

- Et l’amour, dans tout ça ? Vénus pointerait-elle le bout de son petit nez ?

Que nenni !

Ben justement, l’amour, c’est Vénus qui, à ce moment, brillait par son absence. Car Vénus déteste le sexe. Elle préfère la sexualité.

Or, pour ça, dans ce qui vient d’être exposé, c’est justement le contraire qu’il faudrait.

Pour que le sexe devienne (ou redevienne) la sexualité, reprenons les planètes dans le bon ordre :

Mars, la sexualité, s’éveille. D’abord, par l’émotion (Lune) puis, par le sentiment (Vénus).

Et n’oublions pas le principal : le respect de l’autre et de soi-même (Soleil).

Arrive le temps des premières approches menées par Mercure.

Tout se met en place pour une relation équilibrée.

Attendons un petit transit de la Lune ou de Lilith, la Lune-Noire, et la rencontre sexuelle, «l’acte » a toutes les chances de se produire.

En repérant le signe et le secteur du transit, nous pourrons même voir où et comment !

Bien.

Notre couple d’amoureux vient de vivre son premier partage sexuel et, vu la conjonction planétaire, ça s’est plutôt bien passé.

Une relation amoureuse se met en place sur des bases solides et saines : le désir sexuel se fonde sur la communication et l’amour auquel, d’ailleurs, le couple a laissé le temps de fleurir avant d’aller plus loin. C’était, autrefois, le temps des fiançailles où la future mariée voulait encore « mériter sa robe blanche (Neptune)». Une tradition qui ne manquait pas de charme…

Mais après ?

La sexualité cimentera le couple jusqu’à l’arrivée naturelle des enfants (Jupiter en tant qu’élément 3 du couple, mais Lune pour le nourrisson et Mercure pour l’adolescent).

En plus, procréation ou pas, la sexualité favorise l’épanouissement du couple et, si tout se passe selon l’ordre des planètes, son orientation vers une sexualité plus spiritualisée, celle qui permettra la connexion à l’âme puis à l’Energie Divine.

Oui, j’ai bien dit : l’Energie Divine. Car la sexualité spiritualisée permet d’éveiller les chakras et la montée de la Kundalini, expérience transcendante que l’on peut vivre en couple si on dépasse le « plan ordinaire » qui, bien souvent, mène à l’ennui et au mécanisme d’un acte perdant toute sa symbolique sacrée.

Tout un chemin à parcourir. Mais cela se fera-t-il ? C'est Neptune qui en garde le secret... Mais... Chuuuuuuuuuuuut !

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